Analyse filmique
- Type
- Dossier d'analyse filmique
- Cours
- Cinémas du Maghreb des années 2000 · Université Toulouse – Jean Jaurès
- Année
- 2025–26
La question
Comment un polar peut-il tout dire d'un homme en deux minutes d'ouverture, sans un seul mot de dialogue ?
ZERO (2012) est le deuxième volet de la trilogie casablancaise de Nour-Eddine Lakhmari, un polar marocain entre critique sociale et quête identitaire. Mon dossier étudie le cinéaste, le contexte, la construction narrative et la mise en scène — et surtout la séquence d'ouverture.
Un zéro, c'est aussi un point de départ
Le titre est une insulte — le surnom que les collègues d'Amine lui ont collé — et un point de départ : le chiffre à partir duquel tout devient possible. Tout le film vit de la tension entre ces deux sens.
?
Dans la séquence d'ouverture, Amine est assis dans le fauteuil roulant vide de son père, puis frotte les murs dans le noir. Que nettoie-t-il vraiment ?
Pas seulement de la saleté : une vie passée dans la passivité et la complaisance avec un système qu'il méprisait. Le film s'ouvre sur l'après — la mort du père n'arrive que plus tard, dans l'analepse.
Du blues au feu
Le bleu domine les scènes nocturnes : le « blues » du film, un homme vidé qui avance comme un fantôme. Quand la chaleur revient — une nuit avec la médecin, un bar entouré de visages familiers — quelque chose en Amine essaie de survivre.
Quatre choses à savoir
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Le dossier complet approfondit les personnages, la couleur, le cadrage et le montage.
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